Atelier ANACRIM #4 – Antiblanchiment et cryptomonnaies

Animés par l’ESSE, les ateliers ANACRIM constituent un club de réflexion sur le futur des méthodes et des outils d’investigation.

Ce quatrième atelier Anacrim, conduit en partenariat avec Softcryptum, s’intéressera à la question de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme en rapport avec l’essor des cryptomonnaies.

La 5e directive LCB-FT, entrée en vigueur le 10 janvier, inclut désormais directement dans son champ d’action les cryptomonnaies et les Fintechs.

Particulièrement ouvertes aux menaces de blanchiment ou de fraude fiscale, grâce notamment aux caractéristiques des technologies blockchain (pseudo-anonymat, anonymat, rapidité, décentralisation, etc.) les monnaies virtuelles sont désormais au centre des préoccupations internationales. Plébiscités par les réseaux criminels, les monnaies virtuelles présentent cependant des atouts essentiels à la bonne conduite d’investigation de par leur traçabilité mais aussi et surtout l’immuabilité de leur blockchain.

Cet atelier sera l’occasion d’apporter des réponses aux questions suivantes :

  • Quels sont les risques et les schémas de blanchiment liés aux cryptomonnaies ?
  • Comment évaluer ces risques spécifiques ? Quels outils et méthodes mobiliser dans l’évaluation et le scoring des risques ?
  • Comment tracer les circuits de blanchiment et investiguer sur ces nouveaux moyens de paiement ?

Intervenants

  • Paul-Alexandre GILLOT, expert blockchain et cryptomonnaies (Gendarmerie nationale), actuellement détaché auprès d’EUROPOL – EC3
  • Guillaume TISSOT, crypto-analyste certifié, président de Softcryptum

Programme

  • Les ateliers de l’ANACRIM par l’ESSE (Georges-Henri MARTIN-BRICET)
  • Rappel sur les fondamentaux de la Blockchain et sur les problématiques liées aux cryptomonnaies (Paul-Alexandre GILLOT)
  • La 5e directive LCB-FT : mise en œuvre et conséquences (Paul-Alexandre GILLOT)
  • Exemples d’investigations – blanchiment, mixeurs, multichain (Paul-Alexandre GILLOT)
  • Une approche d’évaluation et de notation du risque de blanchiment lié aux cryptomonnaies (Guillaume TISSOT)
  • Questions/réponses avec le public

Inscription ouverte exclusivement aux membres du club ESSE.

Nos certificats antifraude :

Entretien dans PSM│avec Georges-Henri Martin-Bricet

Vidéo ANACRIM #2 – Analyse criminelle et investigation cyber

Animés par l’ESSE et IBM, les ateliers ANACRIM constituent un club de réflexion sur le futur des méthodes et des outils d’investigation.

L’ESSE met en ligne en intégralité de l’atelier ANACRIM du 27 septembre 2019 consacré à l’investigation cyber.

Cet atelier, qui a rencontré un grand succès, a traité de manière pionnière des méthodes et des outils mobilisables dans le cadre d’une investigation cyber.

Comment mobiliser l’analyse criminelle au profit de la Threat Intelligence et de l’investigation cyber ?

Comment fusionner le renseignement humain et le renseignement électromagnétique pour profiler les menaces, organiser ses process de réponse à incident et mener à bien des investigations dans les départements d’enquête et de lutte contre la fraude ?

Intervenants

  • Frédéric LENFANT, expert judiciaire en analyse criminelle et investigation numérique
  • Pascal WEBER et Arnaud CHEMLA, experts ABAKUS Sécurité

Atelier ANACRIM #3 – Investigation et fraude à l’assurance

Animés par l’ESSE, les ateliers ANACRIM constituent un club de réflexion sur le futur des méthodes et des outils d’investigation.

Ce troisième atelier Anacrim, conduit en partenariat avec l’Agence de lutte contre la fraude à l’assurance (ALFA), traitera des méthodes et des outils mobilisables dans le cadre des investigations sur la fraude à l’assurance.

L’ALFA, qui a vocation à promouvoir la lutte contre la fraude dans le secteur de l’assurance et à servir d’interface opérationnelle entre les assureurs et les autorités judiciaires, présentera ses missions, son organisation et sa vision des enjeux de la lutte contre la fraude à l’assurance.

L’atelier sera l’occasion d’aborder la vision experte de l’ALFA sur la problématique des méthodes, des capacités et des outils mobilisables dans le cadre d’investigations sur des cas complexes.

Programme

  • Présentation ESSE
  • Présentation de l’ALFA et de ses missions
  • Le contexte et les enjeux de la lutte contre la fraude à l’assurance – Maxence Bizien
  • Les dispositifs de lutte contre la fraude à l’assurance – Maxence Bizien
  • L’investigation sur la fraude à l’assurance : problématiques des méthodes, des capacités et des outils – Maxence Bizien et Pierre Vanhoutte
  • Démonstration d’une investigation traitée par l’ALFA – Pierre Vanhoutte et Jean-François Loewenthal
  • Questions et échanges avec le public

Intervenants

  • Maxence BIZIEN, directeur de l’ALFA
  • Pierre VANHOUTTE, enquêteur ALFA
  • Jean-François LOEWENTHAL, expert en investigation numérique

Inscription gratuite et obligatoire. 25 places max.

Atelier ANACRIM #2 – Analyse criminelle et investigation cyber

Animés par l’ESSE et IBM, les ateliers ANACRIM constituent un club de réflexion sur le futur des méthodes et des outils d’investigation.

Ce deuxième atelier Anacrim, conduit en partenariat avec IBM I2 et Abakus Sécurité, traitera des méthodes et des outils mobilisables dans le cadre d’une investigation cyber.

Comment mobiliser l’analyse criminelle au profit de la Threat Intelligence et de l’investigation cyber ?

Comment fusionner le renseignement humain et le renseignement électromagnétique pour profiler les menaces, organiser ses process de réponse à incident et mener à bien des investigations dans les départements d’enquête et de lutte contre la fraude ?

Autant d’enjeux qui seront passés au crible par les experts présents.

Programme

  • Les ateliers de l’ANACRIM par l’ESSE et IBM I2
  • Les principes de l’analyse criminelle
  • Transposition de l’Anacrim à la Threat Intelligence et à la cybersécurité
  • Cas d’usage d’investigation cyber
  • Questions/réponses avec le public

Intervenants

  • Frédéric LENFANT, expert judiciaire en analyse criminelle et investigation numérique
  • Pascal WEBER, Arnaud CHEMLA, Eric LIEURE, experts ABAKUS Sécurité

Inscription gratuite et obligatoire. 25 places max.

Atelier ANACRIM #1 – Investigation et renseignement géographique

L’ESSE, en partenariat avec IBM, lance les ateliers de l’ANACRIM afin de nourrir la réflexion sur le futur des méthodes d’investigation.

Chaque atelier est l’occasion d’explorer une fonctionnalité de l’outil Analyst Notebook, logiciel de référence dans le domaine de l’investigation, et de travailler sur un cas d’usage.

Les ateliers sont ouverts à la communauté Anacrim et à tous les cadres d’entreprise intéressés par le métier de l’enquête.

Ce premier atelier, conduit en partenariat avec IBM, ESRI et SOFTCRYPTUM, abordera les potentialités d’Analyst Notebook dans le domaine de la géointelligence et du renseignement géographique en lien avec la conduite d’une investigation.

Inscription gratuite et obligatoire via EventBrite. 25 places.

Fondamentaux #3│La sûreté en entreprise

Entretien│avec Georges-Henri Martin-Bricet : l’ESSE, vers une nouvelle culture de la sûreté

Entretien avec Georges-Henri Martin-Bricet, directeur du développement de l’ESSE, paru initialement dans Managers Magazine de septembre-novembre 2018.

Pourquoi une école dédiée à la gestion des risques des entreprises ?

GHMB : Nous  voulions  rompre  avec  les  approches  trop  théoriques  et créer une école avec une vocation ultra-opérationnelle à destination des managers. Notre ambition : créer des certifications professionnelles dans des domaines d’expertise strategiques mais non normés jusqu’alors. L’ESSE est aujourd’hui la seule école spécialisée à proposer 4 certificats de compétence professionnelle dans les domaines de la sûreté, de la gestion de crise, du management du risque de fraude / corruption et de l’enquête interne. Notre offre s’adresse aussi bien  aux managers de PME / TPE qu’aux grandes entreprises du CAC40 et du SBF120.

L’ESSE est aujourd’hui la seule école spécialisée à proposer 4 certificats de compétence professionnelle dans les domaines de la sûreté, de la gestion de crise, du management du risque de fraude / corruption et de l’enquête interne.

Quels sont les points forts de vos formations ?

GHMB : Tous nos certificats sont construits sur des méthodes innovantes appliquées au sein de grands groupes : la méthodologie REACT de gestion de crise ou l’applicatif PARS d’analyse des risques sûreté sont le résultat de 3 ans de R&D au contact de nos clients.  Nos  intervenants  sont  recrutés  sur  un  triple critère : la renommée de leur expertise, leurs capacités pédagogiques et leur connaissance au plus près des risques des entreprises. Nous apportons aussi des réponses et des compétences techniques concrètes par le biais de modules  spécialisés pour anticiper les problématiques des directions à l’image du module Secret des affaires ou de la nouvelle formation Investigation Sapin 2.

Quels sont les enjeux critiques pour les entreprises françaises ?

GHMB : Les  entreprises  françaises  ont  15  à  20  ans  de  retard  sur leurs homologues anglo-saxonnes. Outre-Atlantique, le risk management relève de l’inné et la protection de  l’entreprise n’est   pas   une   variable   d’ajustement   budgétaire   mais   la condition de sa pérennité et de son développement. La fonction Anticipation des menaces est de nature  stratégique  et  seule une minorité d’entreprises françaises a pleinement appréhendé cette nouvelle donne. Le principal enjeu est de passer d’une posture réactive à une posture proactive. L’ESSE les accompagne sur deux plans : d’une part, construire une vraie culture  de sûreté globale chez les dirigeants et, d’autre part, former des risk managers polycompétents et de haut niveau.

 

Nos formations certifiantes

Communiqué│Création du parcours certifiant Management du risque de fraude et de corruption

L’Ecole supérieure de la sûreté des entreprises (ESSE) créé le premier parcours certifiant dans le domaine du management du risque de fraude et de corruption en France. L’ESSE tient à remercier la Fédération française des assurances qui a appuyé la création de ces formations.

La France est le premier pays européen touché par la fraude aux entreprises. L’OCDE estime que 5 à 7 % du chiffre d’affaires des entreprises est diverti par la fraude, qu’elle soit interne ou externe. A ce risque financier s’ajoute désormais le risque conformité porté par les obligations Sapin 2 de lutte contre la corruption.

En créant ce parcours certifiant l’ESSE offre la possibilité aux entreprises de qualifier leur personnel sur un référentiel de compétences de haut niveau et très opérationnel dans le domaine de l’antifraude et de l’anticorruption, en conformité avec les attendus de l’Agence française anticorruption.

Décomposé en deux certificats, ce parcours constitue la première formation enregistrée à l’inventaire de la Commission nationale de certification professionnelle (CNCP) dans ce domaine en France et est éligible au CPF.

Les certificats s’adressent à un public d’auditeurs, de contrôleurs, de responsable financiers et comptables, de responsables commerciaux, de responsables juridiques et de risk managers désireux d’acquérir des compétences fondamentales et spécialisées à la fois dans l’analyse du risque de fraude et de corruption (niveau 1) et dans l’investigation interne (niveau 2).

La direction pédagogique des certificats est assurée par Jean-Paul Philippe, consultant international anticorruption et ancien chef de la Brigade centrale de lutte contre la corruption, Noël Pons, ancien conseiller du Service central de prévention de la corruption, et Marc Segonds, professeur de droit agrégé et spécialiste de la lutte contre corruption.

Ces formations sont déjà déployées en intra-entreprises au sein de groupes du CAC40. Les premières formations inter-entreprises seront ouvertes à inscription à partir de septembre 2018 pour un démarrage début 2019.

Georges-Henri Martin-Bricet, directeur du développement de l’ESSE : « La création de ce parcours certifiant est une réponse directe de l’ESSE au besoin de renforcement des compétences dans le domaine de l’analyse du risque de fraude et de l’investigation interne. Conformément à sa philosophie, l’ESSE a construit deux certificats à vocation ultra-opérationnelle, axés sur les méthodes et les outils, afin de garantir le plus haut niveau d’expertise de ses auditeurs. »

Contact Presse : Georges-Henri MARTIN-BRICET, directeur R&D, 01 79 97 37 33, contact@ess-e.fr

 

Présentation du parcours

Entretien│avec Lilian Laugerat : pourquoi il faut normaliser la sûreté

En France, il n’existe pas de textes clairs permettant aux entreprises et aux établissements de savoir si les moyens de protection mis en place contre les risques malveillants sont en adéquation avec le niveau réel des menaces. Pour remédier à ce problème, Lilian LAUGERAT – expert en gestion des risques sûreté – nous explique pourquoi il est, selon lui, indispensable de mettre en place un système de management de la sûreté.

Fondamentaux #2│L’analyse des risques sûreté

L’analyse des risques sûreté est une méthode qui permet aux entreprises de déterminer les différents scénarios de risques malveillants auxquels elle peut être exposée. Lilian LAUGERAT – expert en gestion des risques sûreté et directeur pédagogique du certificat Sûreté de l’ESSE – explique sur quoi repose cette méthode et pourquoi il est important pour les entreprises de l’appliquer.

Analyse│Gestion de crise : vers un changement de paradigme

Les méthodes traditionnelles de gestion de crise évoluent pour se recentrer davantage sur la prise en compte des demandes des parties prenantes. Un changement de paradigme qui implique pour les entreprises de passer d’une communication basée sur la compassion à une attitude empathique proactive.

À l’heure de l’hypermédiatisation, les entreprises peuvent rapidement être confrontées à des crises d’une ampleur massive lorsque survient un événement regrettable ou un dysfonctionnement. On se souvient par exemple de l’affaire Findus et de ses lasagnes à la viande de cheval en 2013, du “DieselGate” de Volkswagen avec ses moteurs truqués en 2015 ou encore de la récente crise du lait infantile Lactalis contaminé à la salmonelle.
Si la réponse n’est pas rapide et correctement orchestrée, la crise peut avoir des conséquences néfastes pour l’entreprise, en matière de notoriété bien sûr mais aussi de part de marché.
Si en France, environ 1/3 des entreprises se préparent à la survenue de ce type d’événement, elles ne font pas toujours évoluer leurs procédures. Or, on assiste aujourd’hui à un véritable changement de paradigme dans les méthodes de gestion de crise….

Un scénario de plus en plus fréquent : la crise à double détente

La crise se définit comme un événement générant des impacts sur l’entreprise qui ne peuvent pas être entièrement gérés par les procédures habituelles. Ces impacts sont classés en cinq grandes catégories : les personnes, l’activité, l’image, la responsabilité et l’environnement. Si la sévérité de l’un de ces impacts dépasse les capacités usuelles, l’entreprise bascule dans le temps de la gestion de crise. C’est à dire qu’elle met en place une posture dérogatoire qui lui permet de gérer les conséquences de l’événement.

Aujourd’hui, les méthodes traditionnelles permettent de circonscrire un grand nombre de situations de crise. En revanche, elles montrent leurs limites dans la gestion des caractéristiques inhérentes à l’évolution de notre société : la prise en compte des demandes des parties prenantes.

En effet, les entreprises ont souvent l’habitude de s’adresser aux parties prenantes à travers les médias. La communication de crise reste un domaine très codifié qui s’appuie en majorité sur la compassion. Autrement dit, l’entreprise communique sur son association aux sentiments des parties prenantes mais rarement sur les actions qu’elle met en place pour répondre à leurs demandes.

L’entreprise communique sur son association aux sentiments des parties prenantes mais rarement sur les actions qu’elle met en place pour répondre à leurs demandes.

À l’ère des réseaux sociaux, cette posture peut avoir des effets dramatiques. Il suffit de seulement quelques heures au bad buzz pour se propager sur la toile, à l’échelle nationale voire mondiale… Par ailleurs – toujours grâce aux réseaux sociaux – les victimes de la crise peuvent se retrouver et communiquer extrêmement facilement. Sans réponse adaptée de la part de l’entreprise, elles n’hésitent pas à s’organiser juridiquement pour obtenir explication et réparation. Cette réaction des parties prenantes est ce qu’on appelle une crise à double détente, une “crise dans la crise” en somme. C’est un scénario de plus en plus classique.

De la compassion à l’empathie

En réalité, la compassion ne suffit plus. Les organisations de gestion de crise doivent désormais faire preuve d’empathie. Il s’agit de communiquer et de se coordonner avec l’ensemble des parties prenantes identifiées, dans le but de bâtir des plans d’actions adaptés et en adéquation avec la réalité de leurs problèmes.

Au-delà de la gestion incontournable des impacts, le travail d’une cellule de crise consiste donc désormais à prendre en compte le plus rapidement possible les attentes des parties prenantes impactées. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille leur apporter une réponse immédiate. Mais l’entité chargée de la gestion de crise doit leur montrer d’une part, que l’entreprise a compris leurs problématiques et leurs préoccupations. Et d’autre part qu’elle travaille d’arrache-pied à leur apporter une réponse satisfaisante dans les meilleurs délais.

Le travail d’une cellule de crise consiste donc désormais à prendre en compte le plus rapidement possible les attentes des parties prenantes impactées.

Les organisations doivent prendre en compte dès maintenant ce changement de paradigme. Dans le contexte de la mondialisation et avec l’avènement des réseaux sociaux, c’est l’un des moyens les plus efficaces pour une entreprise de minimiser les impacts d’une crise sur sa réputation.

L’École Supérieure de la Sûreté des Entreprises (ESSE) a mis en place un Certificat “management de la crise”. C’est la première formation certifiante en France qui vise à préparer les organisations à faire face à des crises majeures et qui renforce les compétences des personnes responsables de l’organisation de la gestion de crise.

Découvrez le certificat Gestion de crise